Rouiller en veut plus
A Köniz ce soir, le Chablaisien poursuit son rêve d'aller au bout en Coupe après trois finales vécues comme spectateur.
Le FC Sion se prépare à vivre une première plutôt surprenante ce soir. Le contingent appelé à affronter Köniz en huitième de finale de la Coupe de Suisse ne comprend aucun ancien vainqueur de la compétition sous le maillot sédunois. Au tour précédent contre Bienne, la présence de Freddy Chassot sur le banc de touche avait sauvé les apparences. Signes des temps qui passent et de la profonde mutation d'un effectif dont le dernier trophée date de 2011, les convalescences simultanées de Vanczak et de Vanins laissent la formation valaisanne sans aucun survivant de ses victoires précédentes. Pire, la balance des finales conquises sous le maillot rouge et blanc penche dans le camp de Köniz. Presque une incongruité de l'histoire avec l'affection que porte le club valaisan à sa compétition fétiche.
Bonjour Fermino!
Enes Fermino avait tenu la coupe à bout de bras en 2009 lorsque Sion s'était imposée contre Young Boys (3-2). L'actuel pensionnaire du club bernois avait déclenché l'action qui avait permis au groupe dirigé par Didier Tholot de revenir dans le match en réduisant la marque alors qu'YB menait de deux longueurs. "Cette finale m'avait fait vivre des sensations incroyables, se souvient Steve Rouiller titularisé pour la première fois en Coupe à Bienne le 20 septembre. J'avais fait le déplacement avec un coéquipier des moins de 21 ans et son papa avant de me retrouver sur un siège entouré de personnes totalement inconnues au stade. Quand Afonso avait marqué le troisième, nous nous étions sautés dans les bras. Cette communion était magique. Connaître une finale de cette façon décuple ton envie de la jouer une fois sur le terrain." Rouiller avait déjà vibré dans les tribunes du stade de Suisse en 2006 lors de la même affiche que Sion avait remportée aux tirs au but.
Le triplé de Perrier
En 2011, le Chablaisien se rapproche de la pelouse. Bernard Challandes l'intègre dans le contingent du groupe professionnel à la reprise de janvier. Laurent Roussey lui succède en cours de printemps. "J'ai rêvé d'appartenir au cadre retenu pour la finale, mais il y avait du beau monde à l'époque en défense pour faire de la place à un jeune de 21 ans." Vanzcak, Dingsdag, Adailton et Bühler maîtrisent les timides initiatives neuchâteloises (2-0). "L'événement était totalement différent de celui de 2009. Je l'ai vécu un peu sur le terrain. Tu es tellement concentré sur ce qui se passe que l'ambiance n'exerce plus la même fascination que lorsque tu te déplaces en simple spectateur sans avoir nourri l'espoir d'être acteur, même remplaçant. La fête qui a suivi au retour de Bâle s'est déroulée sans moi. Je préfère me rendre à la Planta comme joueur confirmé qui a contribué au succès."
Ce vécu de l'intérieur échappe encore à Michaël Perrier. "Je connais l'histoire du FC Sion et de la Coupe seulement par les images de la télévision, s'excuse presque un Valaisan émigré sous le soleil tessinois jusqu'en 2013. Nous avions vu des extraits des finales avant notre match contre Wohlen la saison dernière. Le but d'Afonso en 2009 et le pénalty de Regazzoni en 2006 m'ont marqué." Pour évoquer l'attraction fatale que la Coupe exerce sur les Valaisans, il bénéficie d'un interlocuteur privilégié. Bernard, son papa, l'a gagnée en 1980, 1982 et 1986. "Il m'en a parlé même si le fait de ne pas les avoir jouées le retient un peu." Réécrire l'histoire familiale dans la compétition lui appartient désormais. "Non, non, je ne m'avance pas jusque-là. J'y pense oui, mais je n'oublie pas où je me trouvais il y a un an. Sans club, si loin de Sion ou de la Coupe." Une victoire à Köniz le propulsera à deux étapes d'une nouvelle finale pour un Perrier.
EN DIRECT DE LA COUPE DE SUISSE
VANINS ET VANCZAK TOUJOURS ABSENTS Sion se déplace à Köniz ce soir sans Vilmos Vanczak et Andris Vanins qui poursuivent leur rééducation. Tous deux ont foulé la pelouse pour un programme allégé hier lors de l'ultime séance de l'équipe valaisanne sur le terrain de Martigny-Bourg. Absent de longue durée en raison d'une maladie, Beg Ferati s'inscrit toujours comme indisponible Un pied droit douloureux a contraint Kouassi à faire l'impasse sur cette séance. La composition de l'équipe sédunoise contre Köniz pourrait être la suivante: Deana; Rufli, Rouiller, Lacroix, Pa Modou; Kouassi, Ndoye; Christofi, Vidosic, Carlitos; Konaté. Coup d'envoi: 19 h 30. Ayant renoncé à une mise au vert anticipée, Sion prendra la route ce matin à 10 h 30. Une caisse pour les billets du secteur des supporters visiteurs ouvrira dès 18 heures au stade.
DEUXIEME POUR ROUILLER ET AKOLO Deux joueurs de l'effectif retenu par Admir Smajic et Jochen Dries ont déjà affronté Köniz cette saison. Steve Rouiller et Chadrac Akolo étaient titulaires lorsque Sion M21 avait battu l'équipe bernoise le 9 août au stade d'Octodure de Martigny (1-0). Bruno Morgado avait inscrit le but de la victoire sédunoise. "C'est une très bonne équipe qui compte de nombreux joueurs d'expérience. En Coupe, elle peut réussir un truc , prévient Chadrac Akolo. Cela dit, nous sommes favoris et nous devons assumer ce rôle." Au classement de première ligue promotion, Köniz précède la deuxième garniture sédunoise de deux longueurs au classement après treize journées de championnat. Les Bernois pointent au troisième rang à quatre longueurs de Rapperswil et deux de Xamax.
ZAUGG EN RENFORT Hans-Peter Zaugg avait fait le déplacement de Saint-Jacques pour assister à la rencontre entre Sion et Bâle samedi. L'ancien entraîneur de Bienne et sélectionneur de l'équipe nationale notamment était un observateur particulièrement intéressé. Non pas en quête d'un nouvel engagement, mais comme soutien de Bernard Pulver, le technicien à la tête du très ambitieux Köniz que Sion affronte ce soir en huitième de finale de la Coupe de Suisse. "Nous travaillons pratiquement avec deux coachs", explique Danick Yerly. Zaugg a intégré l'encadrement du club bernois au début du mois. Cet apport témoigne des ambitions nourries par les banlieusards bernois.
Un rendez-vous trop précoce pour Yerly
UN CONTINGENT ÉTOFFE
Carlos Varela, Jiri Koubsky, Jean-Michel Tchouga, Miguel Portillo, Enes Fermino et d'autres. La liste non exhaustive n'égrène pas les noms d'une quelconque sélection d'anciens joueurs de Super Ligue appelés à se produire lors d'anniversaires ou d'événements de bienfaisance. Ces éléments appartiennent au contingent actuel de l'ambitieux et plutôt fortuné Köniz, pensionnaire de première ligue promotion, qui reçoit le FC Sion ce soir en huitième de finale de la Coupe de Suisse. Un autre visage familier du club sédunois se présentera dans la proche banlieue bernoise. "Ce match arrive juste une dizaine de jours trop tôt pour moi, déplore Danick Yerly. J'ai repris l'entraînement avec le groupe cette semaine après avoir récupéré d'une déchirure du ligament latéral du genou droit. C'est la poisse. Je ne prendrai pas le risque de compromettre toute ma saison en forçant ma reprise pour jouer absolument ce match de Coupe."
XAMAX EN TETE
Le Valaisan de 24 ans débarque de Chiasso où il a évolué durant les deux dernières saisons, la première en prêt du FC Sion, la deuxième comme transfert définitif. " Mon arrivée ici doit beaucoup au bouche à oreille. Ciarrocchi avec qui j'ai joué au Tessin m'a parlé des ambitions de Köniz et du projet qui doit conduire le club en Challenge League dans un délai très proche. Je me suis dit "pourquoi pas?". Il a pensé à moi et j'ai accepté le défi. Il y a vraiment quelque chose à faire ici." L'opération promotion se heurte pour l'instant à la résistance de Rapperswil et de Neuchâtel deux promus qui jouent les premiers de classe. "Nous sommes bien revenus dans le coup après avoir perdu des points durant quelques semaines. Nous recevons Xamax dimanche. Ce match constitue un tournant que nous ne pouvons pas manquer. Il a priorité pour nous par rapport à la Coupe. Si nous les battons, nous leur piquerons la deuxième place." Son colocataire dans un appartement du centre de Berne s'appelle Enes Fermino, vainqueur de la Coupe sous le maillot du FC Sion en 2009. "Nous avons justement parlé de son action qui avait conduit au but d'Obradovic. Il en garde un excellent souvenir."
source: www.nouvelliste.ch