Illuvatar a écrit :En plus sur ce maillot il n'y a même pas le drapeau suisse !
C'est vraiment n'importe quoi ça !!!
Maillot de la Nati : «la Suisse marque un autogoal!»
A peine présenté, le nouveau maillot de l’équipe suisse de football a créé la polémique: pas de croix blanche, mais le logo, illisible, de l’ASF.
Pour beaucoup, le logo de l'ASF est totalement illisible. (Photo: Keystone)
20minutes.ch a interrogé deux spécialistes en publicité et en image. Pour l’un, il s’agit d’une grave entorse au b-a.ba de la communication. L’autre parle au contraire d’une démarche « avant-gardiste ».
«Alors que l’Euro 08 devrait offrir une forte médiatisation à notre Nati et, par là, une excellente visibilité, on ne peut que regretter le choix vide et sans contenu de l’ASF… », peut-on lire par exemple sur le site de l’UDC Valais romand. Un avis que partage Pascal Lavanchy, directeur de l’agence de publicité «Lavanchy Heimann SA» à Lausanne, mais sans aucune considération politique. En termes de communication, «la Suisse se tire une balle dans le pied», explique-t-il.
L’équipe de Suisse de football évolue certes au niveau international, mais elle n’est tout de même pas assez connue pour pouvoir se passer du «symbole très fort» que représente la croix blanche, selon M.Lavanchy. La décision de l’Association suisse de football (ASF) est d’autant plus préjudiciable que le logo qui la remplace est indéchiffrable. La Nati court ainsi le risque d’être confondue avec une autre équipe arborant les mêmes couleurs, ce qui donnerait au public un sentiment de «chaos».
L’Euro 2008, de par sa couverture médiatique et l’audience qu’elle va générer, est un magnifique tremplin en matière de visibilité. Mais avoir dépensé autant d’argent pour ensuite n’être pas reconnaissable, c’est tout simplement un «coup dans l’eau», conclut Pascal Lavanchy.
Une démarche «avant-gardiste»
Ce point de vue n’est pas celui de Pierre-Alain Brandt, directeur de création à l’agence de communication Euro RSCG à Genève. D’après lui, on peut voir dans le choix de l’ASF la volonté de «mettre les valeurs sportives en avant, de privilégier les hommes plutôt que le symbole, plutôt que la nation en tant que représentation». Sans pour autant «renier les origines», puisque la croix blanche reste bien présente, même si ce n’est qu’en «minuscule, sur les chaussettes». L’équipe de Suisse demeure clairement identifiable par ses couleurs. M.Brandt ne croit pas non plus qu’elle risque d’être confondue. Sur le terrain, les maillots de ceux qui jouent à domicile et à l’extérieur permettent de faire la différence.
La démarche est «avant-gardiste», elle va en effet à l’encontre d’une tradition et de ce que l’on peut constater dans d’autres pays. Elle ne devrait pas être préjudiciable à la visibilité de la Suisse. En revanche, en ce qui concerne l’aspect purement publicitaire, on peut effectivement se demander si cela aura des conséquences sur les ventes. «La population va-t-elle se reconnaître dans ces maillots?», s’interroge M.Brandt. Réponse en 2008.
«Il est le maître. Au cours des 10 dernières années, il n'y en a pas eu d'autres comme lui, il a été le meilleur joueur du monde.»
Pelé, le 17/01/05.